Scène 37

Scène 37
Chris se retourna. La jeune femme qui lui faisait face était magnifique. Elancée, métisse, les yeux clairs, c'était LA fille dont tous les garçons du lycée rêvaient. Enfin, presque tous. Luil la trouvait belle, certes, mais d'une niaiserie et d'un égo démesurés. Elle lui adressa son sourire le plus éclatant, découvrant deux rangées parfaites de dents blanches.
- Lola. Qu'est-ce-que tu fais là ? demanda Chris, sur ses gardes.
Il se souvenait de la fois où elle avait débarqué à une soirée. Ce soir là, elle lui avait annoncé qu'elle voulait sortir avec lui...devant tout le monde. Bien sûr, il avait refusé: Lola incarnait pour lui la superficialité même. Tous ceux qui avaient assisté à l'évènement lui avaient dit qu'il était fou. Le pire, c'est qu'elle l'avait harcelé pendant un mois avec des textos, des appels anonymes... Il avait été étonné: Lola n'était pas du genre à s'accrocher à un mec. Non. C'étaient les mecs qui s'accrchaient à elle.

- Te féliciter pour ton bac ! répondit cette dernière.
- Merci. Mais tu n'as plus cours, si ?
- Noooon ! Ca fait longtemps que j'ai terminé ! Mais je voulais te voir...
A ces mots, elle posa sa main sur l'épaule du jeune homme qui se raidit. Elle s'approcha alors doucement de Chris et lui dit à l'oreille:
- C'est terrible ce qui est arrivé à Sam...

Chris se dégagea violemment. Que voulait-elle dire ?
- Pardon ? demanda-t-il, sonné.
- Viens... Je dois te parler, répondit Lola, le regard énigmatique et le sourire malicieux.

Ils s'éloignèrent de la foule, sous quelques regards. Ce qui était normal: Chris et Lola étaient certainement les deux personnes les plus en vue du lycée.
Elle s'assit sur un banc, à l'ombre d'un chêne. Chris, lui, préféra rester debout. Il se demandait ce qu'allait lui dire Lola. Celle-ci ne l'avait pas laché du regard. Elle lui dit alors, d'une voix craintive:
- Je sais tout.
Chris sursauta. Il s'attendait à tout sauf à ca !
- Quoi ?
- Je... j'ai tout vu, répondit Lola en baissant les yeux.
- Tu as vu quoi ?
Chris commençait à s'impatienter.
- Je ne voulais pas, je te jure ! Je sortais à ce moment là ! Et puis je t'ai vu te débattant comme un dingue, les autres piégés dans une espèce de bulle, et Sam qui courait vers toi, qui as dit quelque chose et... et tu as crié, et elle a couru et elle a disparut...

Chris la regardait. Il était horrifié. Si Lola avait assisté à cette scène, la moitié du lycée était au courant. Elle sembla deviner sa pensée, car elle le regarda et lui dit:
- Je n'ai rien raconté si c'est ce que tu veux savoir. De toutes façons, qui m'aurait cru ?

Elle ne disait pas faux. C'était une histoire peu crédible.
- je voulais te dire que je suis désolée de ce qu'il s'est passé. Tu avais l'air de l'aimer...
- Qu'est-ce-que ca peut te faire que l'aime ou pas ? rétorqua Chris. C'est surement le dernier de tes soucis ouais !
- Chris ! Ne t'énerves pas ! S'il te plait ! Je veux juste t'aider ! Maintenant qu'elle est morte, je peux te tenir compagnie et...
- Meme pas en rêves Lola. Déjà, elle n'est pas morte ! Ensuite, qui te fais croire que je vais laisser la seule fille qui ai jamais compté pour moi pour une meuf dans ton genre ? Hein ? Et troisièmement, tu n'es qu'une sale petite égoïste ! Ca t'aurais jamais traversé l'esprit que si Sam était morte j'aurais eu besoin de temps pour men remettre ? Non ? Tu me dégoute !
- Chris attends !

Mais Chris était déja loin. Il courait, écoeuré des paroles de Lola. Comment pouvait-elle ? Il passa vers le hall, où il restait encore du monde, se précipitant vers le parc. Il avait besoin d'etre seul, de réfléchir, de penser à Elle.

En voyant Chris courir comme une fou sans meme aller les voir, Matt et Damien se regardèrent. Si seulement Sam pouvait revenir ! Ils avaient l'impression qu'il devenait fou. Il ne riait plus, ne sortait plus, ne surfait plus. Il ne faisait plus rien, en fait. Ils décidèrent de ne pas lui courir après. Il leur expliquerait tout. Un jour. Quand sa blessure au coeur aurait cicatrisé.

Lola, quant à elle, était toujours sous le chêne, serrant les poings sur son jean Diesel, les larmes aux yeux. Pourtant, elle était habituée aux insultes, elle en recevait tous les jours. Même Chris l'avait déja insulté. Mais elle savait qu'il allait mal, qu'il était vraiment amoureux de cette sainte nitouche de Sam, elle n'y pouvait rien ! Elle n'avait pas voulu ce qu'il s'était passé. Et Chris avait tout comprit de travers. Lola ne voulait pas remplacer Sam dans son coeur, elle voulait juste le soutenir, devenir une amie. Elle se détestait. Pourquoi n'avait-elle pas eu la force de rectifier le tir, d'expliquer ce qu'elle attendait réellement ? Elle aurait tout le temps de tenter sa chance lorsqu'il aurait oublié Sam.


Nouveau personnage: Lola (Rhianna)

Et vouala ! Une scène de plus ^^
Donc la suite demain, parce que je suis bien motivée... mais demain ^^
Sinon que pensez-vous de mon nouvel avatar ?

# Gepost op dinsdag 06 juni 2006, 14u06

Gewijzigd op dinsdag 06 juni 2006, 16u05

Scène 38

Scène 38
Essoufflé, Chris s'arrêta de courir lorsqu'il atteint le saule fétiche de Sam. Il avait eu besoin d'évacuer un peu toutes les tensions qui pesaient sur lui ces derniers temps. Il ne savait pas quoi faire. La nuit dernière encore, il avait vu Raya, triste comme jamais.

Mais les déesses peuvent-elles être réellement tristes ? Ne sont-elles pas censées être hors du temps et de l'espace ? Au-dessus de tout sentiments humains ? Ne doivent-elles pas se plier seulement aux règles universelles qui régissent le spirituel ?

En théorie, si. Mais pas Raya.

Raya... la déesse déchue est a genoux, dans son antre intemporelle, et elle espère. L'espoir est la seule arme qu'il lui reste contre la tristesse qui l'habite. Une fois de plus, elle avait échoué. Elle avait échoué dans son rôle premier, son rôle de divine transporteuse lunaire. Et elle avait échoué dans la seule création vraiment utile au monde. Tout ce qui la rattachait au monde humain avait disparu. Tout espoir avait disparu sur Terre. Mais pas à Soa, la demeure de Raya.

C'était une grande et belle demeure, au centre de l'infini.
Toute blanche avec de grandes colonnes et des voilages blancs. Une rivière la traversait. Il y avait de nombreux et vastes balcons un peu partout, tous décorés de plantes tropicales terrestres. Sur les murs, on apercevait des sculptures d'animaux ainsi que des peintures et des tentures Orientales. La divinité était clairement attachée à la Terre, contrairement à ses semblables, qui n'étaient attachés à aucune planète. Le plafond, quant à lui, était une parfaite réplique du ciel nocturne. De chacun des balcons, la déesse pouvait apercevoir un monde différent.
La Terre, le pays des humains, Efteling, le pays des elfes, Alderiak, celui des dragons, et bien d'autres... Au loin, on voyait un minuscule nuage, noir d'encre. Le Néant... Heureusement, il ne pouvait pas avancer ici. Il se contentait de ce portail pour passer d'un monde à l'autre.
Presque tous les mondes qui s'étendaient sous les yeux de Raya possédaient des magiciens assez puissants qui avaient érigé une barrière protectrice. Mais la belle, la douce Terre ne comptait que des sorciers de bas étage, tout juste bons à faire mumuse avec des cartes et des bougies...

La pièce la plus magnifique était bien sur la pièce centrale: contre un mur, on voyait un bassin en demi-cercle dans lequel venait se jeter une cascade. Sur le sol, on trouvait une sorte de grosse moquette douce, chaude et épaisse, qui reflétait comme un miroir. Il y avait des gros poufs, canapés et coussins un peu partout, des plantes, des arbres...

Raya était agenouillée devant la cascade. Avec ses grands cheveux blonds et ses yeux clos. Elle interrogeait la Cascade du Destin. Elle pouvait presque tout voir, poser des questions, et la cascade lui répondait. Ces derniers temps, elle y restait souvent. Elle voulait savoir. Connaitre. Ecouter et sentir. Elle voulait sortir Sam de là. Mais comment le pourrait-elle ?
La déesse leva ses yeux devenus translucides vers l'eau d'argent. Celle-ci était muette, aveugle et sourde à la fois. Comme si elle non plus ne trouvait pas de solution à son problème. Pourtant, en cherchant bien, on pouvait apercevoir, entre deux jaillissements, les contours d'une réponse, qui fuyait dès qu'on s'intéressait trop à elle. Mais Raya était patiente et obstinée. Elle capturerait sa solution. Coute que coute.



Voili voilou ! Vous en pensez quoi ?
Bon pour l'image, vu que je n'ai pas trouvé la maison parfaite de Raya, j'ai du la dessiner... le résultat ben je c pas trop trop... J'ai rajouté les couleurs avec photoshop.
Et je participe au concours sur kaipee

# Gepost op donderdag 08 juni 2006, 14u55

Gewijzigd op zondag 15 juli 2007, 17u48

Scène 39

Scène 39
Alexys raccompagnait Laura chez elle. Il était terriblement heureux de ce qu'il lui arrivait. Il l'avait tellement souhaité depuis leur première rencontre... Meme si celle-ci n'était pas due au hasard, qu'il obéissait aux ordres, il n'avait jamais aimé ce qu'il était devenu; il avait vu en Laura un espoir. La jeune femme dégageait tant de vie et de dynamisme qu'elle avait un peu remonté le moral d'Alexys.

Ils s'étaient embrassés, et elle ne l'avait pas repoussé, au contraire... Maintenant qu'elle lui avait ouvert son coeur, il sentait ce qu'elle pensait, ses émotions... elle jubilait. Elle n'avait attendu que ca. Elle n'était pas amoureuse, mais elle n'était pas loin de le devenir. La seule chose d'à peu près positive dans son enrôlement dans les Néeistes, c'est qu'il avait recu le pouvoir de lire dans les esprits qui ne s'y attendaient pas. Il n'avait jamais capté la moindre pensée de Sam. De Laura, il en percevait une de temps en temps, quand une vive émotion la saisissait, comme en ce moment.

Alexys se dégoutait de ce qu'il devrait lui faire subir. Il tenait énormément à elle, et n'arrivait pas à envisager qu'il puisse lui faire du mal... Il s'était juré de rester détaché, de ne pas tomber amoureux de sa victime et pourtant... pourtant c'était trop tard, et c'était une situation très dangereuse pour lui, il en était conscient.

Les deux jeunes gens marchaient côte à côte, sans pourtant oser se donner la main. Sur le visage de Laura flottait un léger sourire. Elle regardait le sol, quand ses yeux ne s'attardaient pas sur Alexys... Elle voulait lui prendre la main, mais... Comme si Alexys avait deviné sa pensée, il la regarda, puis, avec son sourire charmeur, prit la main de la jeune fille dans la sienne.

Une décharge secoua Laura. Elle vit un endroit, noir, où elle pouvait cependant distinguer une silhouette mince et immobile, éclairée par une étoile. Sam. Elle avait les yeux clos, et sa respiration était saccadée et bruyante... elle était en train de mourir !
L'Eternité revint à elle brusquement. Elle avait eu sa première prémonition. Mais quel rapport y avait-il entre Alexys et Sam ? Elle tenta de dissimuler son trouble au jeune homme. Sam, mourante ? Impossible. Elle se battait, Laura en était sure !

- Hey, Laura, ca va ? demanda Alexys, inquiet.
- Oui... Ca va...
- T'es sure ? Tu trembles !
- C'est rien Alex...

La jeune femme se serra contre lui, tentant de trouver un peu de réconfort. Le fait qu'elle se réfugiait dans ses bras rendait le jeune homme tout chose... elle voulait se rassurer... elle avait eu une vision, Alexys en était sûr... elle avait sûrement vu Sam pour se mettre dans un état pareil... il aurait voulu lui dire qu'il la comprenait, qu'il était là pour elle, mais il ne pouvait pas... il se contenta de la serrer fort contre lui, pour que son corps cesse de trembler...


Merci à destiny-or-not pour ce magnifique montage !

# Gepost op vrijdag 09 juni 2006, 18u18

Scène 40

Scène 40





Laura était
toujours collée contre Alexys. Le savoir à ses côtés la réconfortait. Elle se sentait si petite et si faible en ce moment, et lui possédait une aura si mystérieuse et si chaleureuse qu'elle aurait voulu ne jamais quitter ses bras. Une chance. Leur rencontre était une chance magnifique ! Laura regarda Alexys. Il semblait perdu dans ses pensées, mais heureux.
Le coupl
e marchait entre les maisons du bord de mer, et s'arrêta devant une petite maison blanche à deux étages, avec un immense jardin. La maison de Laura. Cette dernière se dégagea d'Alexys.

- Merci de m'avoir rac
compagnée, chuchotta-t-elle à son oreille.
- J
't'en prie. C'était un plaisir.
Il la prit par
la taille et l'embrassa, longtemps. Il aurait voulu que cet instant ne se termine jamais. C'était simple: Alexys aimait Laura. Du plus profond de son être. Puis, à contrecoeur, elle se dégagea de ces bras qu'elle aimait tant et, avec un dernier signe de la main, rentra chez elle.

Alexys resta un
moment devant chez elle, à rêvasser... Que devait-il faire ? Tout à coup, une fenetre au deuxième étage s'ouvrit, laissant apparaitre Laura. Celle-ci fit un grand coucou au jeune homme. Lorsqu'il la vit, il sourit légèrement, puis lui envoya un baiser.
Elle fit mine de l'attraper, puis ils se regardèrent intensément pendant quelques minutes, puis une petite voix se fit entendre:
- Laura A
TAAAAAAAAAAAABLE !

La
jeune fille sursauta et répondit, agacée:
- Ou
ais c'est bon j'arrive !
- Mais maman a dit qu
e tu devais te grouiller !
- Dylan, deux minut
es !
- Pourquoi ? Qu'es
t-ce que tu regardes par la fenêtre ?
- La rue
.
- Ouais mon oeil ! r
épondit-il avec un moue sceptique.
Puis le gami
n se précipita à la fenêtre avant même que sa soeur ait pu faire quelque chose. En découvrant Alexys en bas, tout aussi étonné que lui, Dylan se retourna et regarda sa grande soeur avec un sourire entendu:
-
C'est ton amoureux ?
Puis, se tournant vers Alexys:
- T'es l'amoure
ux à ma soeur ?

Derriè
re Dylan, Laura faisait des signes frénétiques de la tête à Alexys. Le jeune la vit et étouffa un fou rire. Il répondit simplement:
- Je m'
appelle Alexys. Je suis un ami de ta soeur.
-
Menteur ! répliqua le petit garçon.
- Ta soeur
a juste oublié son portemonnaie au lycée, je viens de lui rapporter.
Sur ce, il brandit le
portemonnaie de Laura, qu'il lança à travers le jardin et alla finir sa course... dans les escaliers qui menaient au rez-de-chaussé.

- VO
US VENEZ MANGER OUI OU NON ? hurla la mère des deux enfants.
Dylan fit
volte-face et courut à la cuisine. Laura, quant à elle, adressa un dernier baiser à Alexys, puis ferma la fenêtre pour rejoindre sa famille.

Le jeune homme se
retrouvait seul dans la rue. Si seulement il avait pu dire à Laura qu'il avait envoyé le portemonnaie par magie...
Il lui restait quelques mètres à parcourir avant d'arriver chez lui lorsqu'une main se posa sur son épaule.
- Alexy
s ! Quelle...surprise...



Alors, vous suivez toujours ? Bon, comme vous le voyez, je me suis décarcassée pour le montage ! Ben oui, l'écrit s'est pas trop mal passé, donc ca se fete ^^
Par contre, je rentre en phase de révisions intensives... eh ouais maintenant j'ai l'oral !

Désolée pour la musique, mais ce morceau me fait trop triper c'est énorme ! ^^ et je trouvais qu'il allait bien avec la légèreté de la scène. Enfin légèreté, jme comprend ^^



Et si vous voulez faire plus ample connaissance, mon blog perso:
ICI
J'attends vos comms ^^


Vous aimez ma fiction ? Votez pour moi ici et la !

# Gepost op zaterdag 10 juni 2006, 20u03

Gewijzigd op maandag 28 mei 2007, 02u10

Scène 41

Scène 41
Alexys se figea. Cette voix, il l'aurait reconnue entre mille. Il se retourna pour faire face à un garçon d'à peu près son age, les cheveux blonds, le regard glacé, qui le fixait d'un air méprisant. Il avait une apparence soignée, classe, mais il puait l'embrouille. Un peu comme un mafieux.
- Luc. Qu'est-ce qu'il
y a ? demanda-t-il à son "rival".
Luc était un Nééist
e pur et dur. Il exécutait les ordres avec zèle et prenait toujours un malin plaisir à torturer et espionner. Bien qu'il ait de nombreux échecs à son actif, beaucoup le considérait déjà comme le futur chef des Nééistes. Depuis l'arrivée dAlexys, il n'avait cessé de tout rater ce qu'il faisait, alors qu'Alexys réussissait toujours. Il en était devenu jaloux. Alexys était son rival et Luc faisait tout pour le mettre en échec. Alexys se doutait bien que Luc allait venir fourrer son sale nez de fouine dans ses affaires.
- Je
t'ai suivi figure-toi, répondit Luc de sa voix trainante.
- Pourquoi, tu n'as p
as confiance Luc ? demanda Alexys, la voix chargée de mépris.
- Figure-toi que
non. Je suis sûr que tu en pinces pour l'Eternité. Ca serait dommage de voir ta famille mourir sous tes yeux non ? Ne t'aventure pas sur un terrain trop dangereux, je n'irai pas te chercher.
- Même si tu le vou
lais, tu n'en serais pas capable. Quant à l'Eternité, ca fait partie du plan.
L
uc était maintenant adossé à un mur dans la pénombre. En entendant les paroles de son rival, il éclata de rire:
- Mais mon pauvre Al
exys, ton plan ne marchera pas ! Tu la dévore des yeux et tu penses à elle sans arrêt ! Tu n'aura jamais le courage de nous l'ammener.
- Détrompe-toi Luc. Con
trairement à toi, il y en a qui ont toujours réussi leurs missions.

Luc tiqua.
Il détestait qu'on lui rappelle ses échecs. Echecs causés, il en était persuadé, par l'intervention d'Alexys...
- J'en ai parlé au
chef. Tu es surveillé de très près, Alexys... très très près... la moindre erreur, et tes parents déménageront au cimetière.
Alexys
lui lança un regard noir. Surveillé ? Lui ? C'était du bluff, bien sur !

Les
barrières mentales de Luc étaient puissantes, mais celle du jeune Nééiste l'étaient encore plus. A quoi cela était-il dû ? Il n'en avait aucune idée, mais ce qui était certain, c'est qu'il faisait partie des Nééistes les plus puissants. Il s'introduisit subtilement dans l'esprit de son "camarade". Il se balada entre la colère et le mépris, mais trouva enfin ce qu'il cherchait: il n'était pas surveillé. Luc voulait lui faire peur ? Très bien. Mais il devrait le faire avec plus de conviction. Alexys fut éjecté de l'esprit de Luc par ce dernier, qui le regardait méchamment. Alexys croisa les bras.
- Q
uand tu mens, assure-toi de cacher tes mensonges, tu seras plus crédible... cracha-t-il.

Il fit demi-tou
r et continua son chemin. Alors qu'il allait ouvrir sa porte, la voix de Luc résonna dans sa tête:

Vu que tout baigne entre vous deux, amène Laura dans la rue Sombre, Dimanche. Si tu n'y est pas, tu sais ce qu'il se passera...

Alexys c
laqua la porte de sa chambre et se jeta sur son lit, sur lequel il donna un coup de poing si violent que les oreillers en tombèrent. Il allait devoir le faire. Il y était obligé... Laura était sa seule raison de vivre, son air, son coeur et sa raison, mais perdre toute sa famille... ce n'était même pas envisageable...
Il devait juste se pr
éparer... à perdre Laura...


Luc : Tom Felton
Ce n'est pas un personnage que l'on verra beaucoup, mais je trouvais essentiel de mettre une tête sur ce personnage.

# Gepost op woensdag 14 juni 2006, 17u30